Les métiers de bouche sont-ils des métiers d’avenir ?

Bruno Gauvain

Poissonnier/écailler

Le secteur de la poissonnerie se porte bien. La fragilisation de la ressource halieutique est inquiétante, mais, malgré tout, c’est un marché porteur, avec une consommation de 35 kilos par an et par habitant. Nous nous situons dans la fourchette haute mondiale. Le produit est agréable et noble à travailler. Je pense qu’il y a de l’avenir dans le métier de poissonnier pour des jeunes en recherche de voie professionnelle. Techniquement, le métier a évolué. II s’est ouvert à de nouveaux services avec le poisson cru, les bars à huîtres, toute une partie événementielle, etc. On a assisté à une véritable évolution de la demande sur le prêt-à-cuire et le sans-arrêtes, par exemple.
Je pense qu’il y a de l’avenir dans le métier de poissonnier pour des jeunes en recherche de voie professionnelle.

avenir métier frais traditionnel

Marine Mateos

Marine MATEOS

Chef de partie pâtisserie, Le Burgundy

La pâtisserie va très bien. On a une demande forte et, cela, tout au long de l’année. En fait, ce qui est intéressant, c’est l’évolution des mentalités des consommateurs. On a eu un effet de mode considérable pour la pâtisserie qui a fait que, malgré la hausse importante des prix, la consommation croît. Certains sont prêts à payer 6 euros pour un éclair en boutique, ce qui n’était pas le cas auparavant.
La pâtisserie s’exporte très bien, ainsi que toutes les compétences nécessaires pour la réaliser. Mais cela s’applique aussi à l’ensemble des métiers de bouche : les formations, la gastronomie et l’histoire culinaire françaises sont très recherchées à l’étranger.

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