Le bio à grande échelle est-il souhaitable ?

Pierrick-Bourgault-par-Emmanuel-Delaloy

Pierrick Bourgault

Ingénieur agronome

Oui, la terre, l’air et les eaux de ruissellement seront ainsi moins pollués. C’est la seule façon de garder, à long terme, le potentiel de vie des hectares agricoles, la santé dans l’assiette du consommateur et celle bien sûr de l’agriculteur. Produire bio demande davantage de main d’œuvre (au lieu de désherber chimiquement, on le fait à la main…) et offre des emplois en zone rurale.

On oppose souvent « petits producteurs » et « grande échelle», or « petit » ne garantit pas la qualité. Le pire exemple : ces jardiniers amateurs qui bombardent leur potager d’herbicides et d’insecticides, en toute innocence. Les professionnels raisonnent et limitent, voire suppriment dans le cas du bio l’apport – souvent dangereux, toujours onéreux – de substances. Le bio artisanal comme le bio industriel respectent les mêmes normes AB contrôlées par les organismes certificateurs.

rabanel

Jean-Luc Rabanel

1er chef étoilé bio

Aujourd’hui le bio est un outil de communication qui a été complétement détourné de sa valeur de départ. Les cahiers des charges qui définissent l’agriculture biologique sont devenus obsolètes. On assiste à une surproduction des produits biologiques qui ne sont plus entièrement bio. Il est important de reprendre les bases premières du bio.

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