Économie & société

La location saisonnière sous contrôle

La location touristique de logement de courte durée est souvent décriée par les professionnels de l’hébergement qui réclament une régulation stricte. Elle est également accusée de renforcer la crise du logement, particulièrement en Île-de-France, car retirant des appartements du marché locatif régulier.

Pourquoi on en parle

Parce que la loi ALUR, qui traite de très nombreuses questions sur le logement, s’est prononcée sur ce problème.

Pourquoi ça me concerne

Parce si vous êtes propriétaire et souhaitez louer votre résidence principale, vous êtes en droit de le faire dans la mesure où la durée de location n’excède pas 4 mois par an. En revanche, concernant les locations de  résidence secondaire situées dans une commune de plus de 200 000 habitants, il faudra désormais obtenir de la mairie une autorisation spécifique de changement d’usage du logement.

L’info en plus

À Paris, louer une résidence secondaire ou un pied-à-terre est encore plus difficile car il faut requalifier le logement en local commercial, ce qui demande des démarches beaucoup plus complexes. Des amendes pouvant aller jusqu’à 25 000 € sont prévues pour ceux qui ne seraient pas en règle et le nombre de contrôle a doublé en 2013 (420 au total).

Crédit photo : JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le chiffre clé

25 000 locations

Proposées à Paris par le site Airbnb.fr

Source : Airbnb.fr

Le verbatim

Aujourd’hui, nous estimons qu’il y a au moins 25.000 voire 30.000 appartements loués à la semaine ou la nuitée. Ce n’est plus du tout exceptionnel, c’est proche de 10% de l’offre locative !

Jean-Yves Mano, adjoint au maire de Paris en charge du logement

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